On l’attendait depuis des années. On en avait entendu quelques chansons saisies ça et là, lors de festivals, de concerts, sur le Net. Et le voilà enfin dans les bacs, le deuxième album de Tania Saleh: Wehdé.
Wehdé: un titre attachant pour un album encore plus attachant; une couverture séduisante pour un album encore plus séduisant. Tania Saleh n’a pas l’habitude de présenter un travail qui ne frôle pas la perfection. C’est d’ailleurs essentiellement pour cette raison qu’il lui a fallu neuf ans environ pour sortir un deuxième opus. «Le premier album était tellement bon que j’avais réellement peur de faire quelque chose de moindre. C’était vraiment difficile. Donc, durant deux à trois ans j’ai écrit, raturé, jeté, écrit et réécrit. Il a fallu encore deux ans pour travailler avec le groupe», composé de trois des quatre membres de Blend, l’un des premiers groupes de rock libanais, à savoir Miran Gurunian à la guitare, Haïtham Chalhoub à la basse, Jad Aouad à la batterie, et des arrangements de Philippe Tohmé. L’enregistrement a pris encore deux ans, et deux autres années se sont écoulées en pourparlers, discussions, brainstormings et disputes… Le résultat est désormais offert au public, dans sa version finale sur CD.